Mohamed Tazi, Directeur Général de l’AMITH, l’association marocaine des industries du textile et de l’habillement, a tenu sa traditionnelle conférence de presse à l’occasion des salons Maroc in Mode et Maroc Sourcing qui se tiennent ces 24 et 25 octobre à Casablanca.

L’occasion pour lui d’’afficher un optimisme relatif. Ainsi, les exportations textile du Maroc vers l’Union Européenne, de janvier à mai 2013, ont progressé de 8 %. « C’est la troisième meilleure performance de tous les exportateurs vers l’Union Européenne », commente-t-il.

Surtout, il a rappelé qu’une démarche prospective baptisée plan 2025 devait être mise en place, avec la loi de finances de 2014. « C’est une démarche qui doit permettre de voir les ajustements à apporter à notre industrie. Le secteur de la confection est assez fort mais celui-ci ne peut pas s’appuyer sur l’amont ni sur l’aval du secteur », résume-t-il, en ajoutant que l’association a fait appel à McKinsey pour élaborer cette stratégie.

Le plan est constitué de 5 grands piliers avec une croissance équilibrée entre l’habillement, la maison et le textile technique, la dynamisation de l’amont sur des niches et non les capacités, la réappropriation du marché domestique, la mise en place d’outils de soutien et enfin la mobilisation de l’ensemble des acteurs.

Chiffres à l’appui, Mohamed Tazi estime que le marché intérieur textile marocain passera sur cette période de 40 milliards de dirhams à 100 milliards en 2025. « Notre objectif est de faire passer la part de marché du textile marocain de 30 à 50 % », a-t-il commenté, en ajoutant aussi qu’il faut le rendre plus transparent.